Mon parcours

Je voudrais simplement, à travers ces lignes, apporter un éclairage sur les fils conducteurs qui m'ont amené à devenir thérapeute. 

Dès ma petite enfance, alors que je voyais bien que je vivais dans un monde habité, parcouru d'ondes, de champs vibratoires que je pouvais littéralement  palper, je me suis instinctivement rendu compte que le regard de mes congénères ne saisissait du réel qu’une part matérielle et superficielle. Mais j’ai instinctivement compris qu'il fallait que je m'accommode de ce décalage, jusqu’à ce qu’il soit possible de trouver d’autres repères. Tout cela, ce ne sont pas des mots ou des réflexions. Ce sont des choix, des décisions marquantes, un destin. 

Les repères sont arrivés petit à petit, dès 15 ans, par la rencontre livresque avec les poètes, et par l’écriture aussi.

 

Ce n'est que plus tard , vers 26 ans, qu'a débuté mon cheminement de thérapeute.

Au fil des années, les expériences que j'ai vécues m'y ont préparé sans le savoir. il m'a  d'abord fallu canaliser ce "don” pour ne pas le subir. 

Avoir été confronté très jeune à une perception que l'on qualifierait aujourd'hui d'extra-sensorielle m'a rapproché de ceux dont le champ de conscience est différent de la norme. Mais cela m'a également rendu conscient des difficultés ou de la détresse éprouvées par ceux qui vivent dans la solitude une souffrance et une expérience sur laquelle ils ne peuvent pas mettre de mots. 

 

Certaines rencontres ont beaucoup compté et ont contribué à me donner des repères de confiance en moi-même et dans mes perceptions: 

Maurice Guinguand, écrivain ésotériste, en 1976, a fait l’honneur de son amitié au jeune homme de 21 ans que j’étais. 

Ce grand érudit, spécialiste des architectures sacrées, et des alchimistes était un homme de vision qui m’a appris à structurer la mienne.

Il m'a été possible à son contact de commencer à approfondir mon analyse du champ énergétique humain (parfois nommé aura) qui faisait partie de mes sens particuliers. 

Ainsi, j’ai fait sur son incitation en 1981 mes premiers pas de thérapeute, et je me suis appuyé peu après sur l’analyse et l'harmonisation de l’aura pour aider mes patients.

J’ai rencontré Lucien Tenenbaum, médecin chef du service de psychiatrie de l’Abbaye à l’Hôpital Pasteur de Nice, dans le cadre de séances de travail hebdomadaires, de 1984 à 1986, réunissant des guérisseurs et l’équipe des soignants. Nous nous sommes penchés sur le cas de certains malades psychiatriques hospitalisés. L’ouverture d’esprit et l’attitude réfléchie de cet homme, les retours qu’il a pu me faire sur mes interventions m’ont permis de mesurer les enjeux véritablement thérapeutiques de la perception extra-sensorielle, des états modifiés de conscience et de ne plus les limiter à une sphère ésotérique.

 

Jean Blancher, mon enseignant d’Energétique chinoise et acupuncture à Nice,  à l’érudition et à l’enthousiasme sans pareils, m’a  permis de structurer d’une autre manière encore mon approche et ma compréhension du corps énergétique.

 

Lorsque j’ai commencé en 1986 à parler de l’aura dans le cadre de conférences, puis de séminaires, d'abord en Suisse et ensuite en Belgique, j’ai mesuré à quel point ces phénomènes de vision étaient chargés d'une connotation fantasmatique et faisaient l’objet, pour beaucoup, de projections. Ils étaient associés à des pouvoirs surnaturels ou à une dimension spiritualiste. Cela ne correspondait pas à mon expérience. Le fait que la vision notamment de l'aura soit perçue comme un ”don” n’est pas non plus pertinent pour moi. Un vrai travail sur soi est indispensable pour parvenir à le gérer harmonieusement. 

Après avoir presque exclusivement travaillé sur les champs énergétiques, à distance du corps, près de 10 ans, j’ai réalisé qu’il était plus profitable au patient que l’expérience thérapeutique passe par son corps pour qu'il puisse mieux s'approprier sa guérison.

Le corps, avec son ressenti, est le lieu privilégié de l'intégration de la guérison. Toute évolution ou transformation de la psyché passe par lui et s'y inscrit.

Ainsi est né en 1990 mon intérêt pour le toucher en tant qu'outil thérapeutique. 

Cela m’a conduit à développer le Toucher holomorphique une méthode

travail qui fait le lien entre le corps physique et le corps énergétique, par la conjonction du toucher et de l'état de conscience du thérapeute. Je l’ai pratiquée et enseignée dès 1991.

 

L'orientation de mon travail vers une forme de thérapie corporelle associant toucher, énergie et parole s'est alors vraiment confirmée. Elle ne s'est jamais démentie depuis et je n’ai cessé de l’approfondir tout en simplifiant mes approches.

 

La rencontre de la culture médicale du massage thaïlandais est venue enrichir et élargir le champ de ma technique. Je suis devenu enseignant de ce massage en 2001 en Thaïlande et j’ai suivi plusieurs années consécutives des formations dans ce pays. Je l'ai enseigné en Suisse de 2002 à 2010. Il reste encore aujourd'hui une des plus belles cordes à mon arc et dans ma pratique.

Ce massage offre le plus grand intérêt, pour autant qu'il soit pratiqué avec de très bonnes connaissances de l'anatomie et des pathologies.

 

Aujourd'hui, ne cessant d’évoluer dans ma pratique malgré 39 années derrière moi, il me tient à cœur que les séances vécues par mes patients soient un temps fort et essentiel, dans lequel ils trouvent du sens et –pourquoi pas?– une forme de plénitude.